Dynamiques et contraintes de la critique à l’époque stalinienne : Traces des pratiques communicatives dans le journal d’A.G. Man’kov

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Cahiers du Monde Russe. Editions de l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales. 2008, 49(4), pp. 605-628. ISSN 1252-6576. eISSN 1777-5388
Zusammenfassung

Le présent article analyse le journal personnel des années 1930 d'Arkadij Man'kov (1913-2006). Le premier objectif est d'explorer l'impact de la communication entre proches sur la formation de l'opinion chez le diariste. Alors que Man'kov lui-même se considère plutôt comme un « individu autonome » qui arrive par la seule observation de son environnement à une critique fondamentale du stalinisme comme système d'exploitation de la majorité de la population, voilée uniquement par la façade du mensonge, l'article s'intéresse ici aux conditions préalables à ces prises de position et, par ce biais, à la base de tout potentiel de résistance. Ce nouveau regard sur l'individu à travers intersubjectivité — il est nouveau notamment par rapport aux études sur la subjectivité — se justifie entre autres par le fait que le régime ne s'attaque guère à des individus, mais aux liens qui existent entre eux, liens qui sont appréhendés comme des cadres à même d'engendrer de la critique et qui, à long terme, peuvent déboucher sur une résistance concertée. Le second objectif est de mettre en relief le changement d'atmosphère entre la période précédent l'assassinat de Kirov et l'avant-guerre, changement reflété par les deux parties du journal (1933-1934 et 1938-1941) qui nous sont parvenues. Tandis que, dans la première phase, l'atomisation pèse sur le diariste, on peut observer dans la seconde comment de nouveaux espaces communicationnels s'ouvrent autour de lui. Parallèlement, Man'kov prend conscience d'un nouveau cynisme de la part du régime qui a de plus en plus tendance à (implicitement) inviter ses sujets à l'hypocrisie et au mensonge. La genèse de ce « big deal », qui se caractérise par une indulgence réciproque entre le régime et la population, est analysée sur le fond du potentiel critique qui réside dans la communication engagée au sujet d'un bien commun (généralement révolutionnaire) et susceptible de mettre en péril le monopole que s'est arrogé le régime en tant qu' « héritier » de la révolution. The present article analyzes Arkadii Man´kov's (1913-2006) diary of the 1930s. Its first objective is to explore the impact of informal communication on the formation of the diarist's opinions. While Man'kov considered himself more or less as an "autonomous individual" who managed, through pure observation of his environment, to formulate his fundamental criticism of Stalin's regime as a system of exploitation of the majority of the population hiding behind a façade of lies, this article focuses on the preconditions of this positioning and, by the same token, on the basis of all potential resistance. This new perspective on the individual through inter-subjectivity — it is new in comparison to "subjectivity studies" that have been flourishing since the mid-1990s — is necessary not least because the regime did not actually attack individuals directly, but the ties between them, which it particularly dreaded as communicational spaces, potential harbingers of criticism and in the longer run even of concerted resistance. The article's second objective is to show the change of atmosphere that took place between the years preceding Kirov's murder and the immediate pre-war period, and that is mirrored in the two preserved parts of the diary (1933-1934 and 1938-1941). Whereas atomisation weighed heavy on the diarist during the first phase, in the second phase one can observe how new communicational spaces emerged. At the same time, Man´kov noticed the appearance of a new cynicism on the part of the regime, which increasingly tended to (implicitly) encourage its subjects to engage in hypocrisy and lying. The genesis of this "deal" involving reciprocal indulgence between the regime and the population is analysed on the basis of the critical potential of engaged communication around a common good (generally revolutionary), liable to endanger the regime's monopoly as heir of the Revolution.

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ISO 690GRIESSE, Malte, 2008. Dynamiques et contraintes de la critique à l’époque stalinienne : Traces des pratiques communicatives dans le journal d’A.G. Man’kov. In: Cahiers du Monde Russe. Editions de l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales. 2008, 49(4), pp. 605-628. ISSN 1252-6576. eISSN 1777-5388
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